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La période de questions avec PCH

Affiché le 24 août 2026 par la Société canadienne de pédiatrie | Permalink

Catégorie(s) : Paediatrics and Child Health

La période de questions avec présente des conversations avec, entre autres, les rédacteurs en chef et les auteurs. Pour cette première chronique, nous avons invité la docteure Joan Robinson, rédactrice en chef, à nous confier sa trajectoire en pédiatrie, ses conseils pour les pédiatres en début de carrière et bien plus encore.

La docteure Joan Robinson est infectiologue pédiatre, professeure et directrice de division au département de pédiatrie de l’Université de l’Alberta. Elle est également rédactrice en chef de Paediatrics & Child Health, la revue de la SCP. Après des études à l’École de médecine de l’Université de l’Alberta, elle a été résidente au British Columbia Children’s Hospital et à l’Université de l’Alberta. Cette ancienne présidente du comité des maladies infectieuses et d’immunisation de la SCPs’intéresse aux maladies bactériennes et virales, à la réticence envers la vaccination et à l’utilisation sécuritaire et efficace des antimicrobiens.

Décrivez votre trajectoire entre l’école de médecine et la rédaction en chef de Paediatrics & Child Health?

Je suis allée en pédiatrie parce que je trouvais les enfants beaucoup plus divertissants que les adultes. À l’adolescence, j’adorais garder. À l’École de médecine, les maladies dont étaient atteints les enfants étaient plus évidentes et plus guérissables que celles des adultes. De plus, j’aime le défi de parler aux parents. Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles certains évitent la pédiatrie, mais j’ai découvert que c’est un défi très positif. Je pense que si je suis devenue rédactrice en chef, c’est parce que j’ai mené une carrière très éclectique en recherche. J’ai fait de la recherche sur tous les aspects de l’infectiologie pédiatrique. On m’a demandé d’être pair évaluatrice de nombreux manuscrits, et j’ai acquis beaucoup d’expérience éditoriale. J’ai brièvement été corédactrice en chef d’une revue de santé pour enfants fondée sur des données probantes, et pendant cette période, on m’a offert de rédiger la chronique Evidence for Clinicians pour Paediatrics & Child Health. Quand Noni MacDonald (alors rédactrice en chef) s’est retirée, j’ai pensé que je courais peut-être une chance. Il y a plus de dix ans, j’ai posé ma candidature, et j’ai obtenu le poste.

Quels conseils donneriez-vous aux pédiatres en début de carrière que vous auriez vous-même aimé recevoir?

J’ai parlé de l’éclectisme de ma carrière de recherche. Je pense que, pour mener une carrière scientifique, il faut choisir un sujet de recherche principal, ce que je n’ai jamais vraiment fait, et essayer de devenir expert dans au moins un domaine. Il n’y a aucun problème à faire de la recherche sur d’autres sujets, mais je pense qu’il est bon d’être reconnu comme expert dans un domaine. C’est ce que j’aurais dû faire.

Quelle est la portée de Paediatrics & Child Health, et quels conseils donneriez-vous aux auteurs qui souhaitent soumettre leurs manuscrits à la revue?

Nous voulons publier des articles qui ont des conséquences pratiques pour les pédiatres, tant en pédiatrie générale que spécialisée, et qui n’ont pas d’équivalents chez les adultes (par exemple, en néonatologie ou en pédiatrie du développement). Nous voulons publier des articles qui, simplement par leur titre, indiquent aux personnes du domaine abordé qu’elles aimeraient le lire.

Quelles sont les principales raisons de rejeter un manuscrit lors de la première phase de sélection?

Nous rejetons parfois des manuscrits sans les faire évaluer par des pairs parce qu’ils n’ont pas d’intérêt pour nos lecteurs. Un article surspécialisé sur un sujet qu’un endocrinologue pédiatre adorerait lire, mais pas un pédiatre général, constitue un exemple type. Nous recevons aussi de nombreux sondages, mais le problème avec ce type de manuscrit, c’est qu’ils comportent souvent une foule de vices méthodologiques. Parfois, nous recevons aussi des descriptions de projets d’amélioration de la qualité. Je pense que ces projets sont publiés seulement si un vaste corpus de données qui n’ont paru nulle part ailleurs est abordé, ou si une solution vraiment novatrice à un problème que d’autres établissements éprouvent pouvait être transposée dans un autre milieu. Ce sont les situations dans lesquelles un article sur l’amélioration de la qualité mériterait peut-être d’être publié. Je pense qu’en général, des gens finissent un projet, le présentent à une séance scientifique et se font dire qu’ils devraient le publier. La question reste toujours la même : est-ce que c’est vraiment intéressant pour d’autres?

Y a-t-il un article de Paediatrics & Child Health publié l’an dernier que vous recommanderiez tout particulièrement?

Une multitude de bons articles sont publiés dans PCH, mais celui qui m’a vraiment frappée s’intitule Recognizing adverse drug events related to paediatric medication compounding.

Pour écouter La période de questions avec la docteure Joan Robinson, cliquez ici.


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Mise à jour : le 25 août 2026