Passer au contenu
Un port d’attache pour les pédiatres. Une voix pour les enfants.

L’optimisation de la prise en charge des infections urinaires chez les enfants : l’importance d’une meilleure antibiogouvernance

Affichage : le 25 août 2026


La Société canadienne de pédiatrie vous autorise à imprimer une copie unique de ce document tiré de notre site Web. Pour obtenir l'autorisation d'en réimprimer ou d'en reproduire des copies multiples, lisez notre politique sur les droits d'auteur, à l'adresse www.cps.ca/fr/policies-politiques/droits-auteur.

Auteur(s) principal(aux)

Michelle Barton-Forbes MD, Isabelle Viel-Thériault MD, Rupeena Purewal MD; Société canadienne de pédiatrie, Comité des maladies infectieuses et d’immunisation

Résumé

Les infections urinaires font partie des infections les plus fréquentes pendant l’enfance. Les enjeux liés aux analyses d’urine contribuent au surdiagnostic et à l’utilisation inutile d’antibiotiques. Le présent document de principes met à jour des directives de la Société canadienne de pédiatrie, s’attarde au diagnostic et à la prise en charge des premières infections urinaires chez les enfants âgés d’un mois à cinq ans et intègre les principes fondamentaux de l’antibiogouvernance. Les infections urinaires chez les enfants ayant d’autres anomalies du système génito-urinaire que le reflux vésico-urétéral de grade 1 à 3 ne sont pas abordées. Les enfants symptomatiques dont l’analyse d’urine est positive devraient être soumis à une culture d’urine sur un prélèvement approprié. Une fois les résultats de la culture obtenus, il faudrait cesser d’administrer les antimicrobiens empiriques ou les remplacer par le médicament au spectre le plus étroit possible pendant une durée minimale de sept jours en cas de pyélonéphrite non compliquée, et de trois à cinq jours en cas de cystite. Les nourrissons âgés de moins de deux mois, plus vulnérables à une infection bactérienne invasive, et les enfants atteints d’une infection urinaire compliquée pourraient devoir subir d’autres examens et un traitement parentéral plus long.

Mots-clés : analyse d’urine; bactériurie; cystite; antibiogouvernance; infection urinaire; pyélonéphrite; pyurie

L’épidémiologie, l’incidence et les définitions

Les infections urinaires sont la principale cause d’infection bactérienne chez les enfants fiévreux. Un diagnostic d’infection urinaire est posé chez 10 % à 17 % des nourrissons âgés de moins de trois mois évalués parce qu’ils font de la fièvre, et de 5 % à 10 % des épisodes d’infection urinaire sont associés à une bactériémie[1]-[3]. Chez les enfants âgés de moins de deux ans dont la fièvre est d’origine inconnue[4][5], la prévalence globale des infections urinaires se situe aux alentours de 7 %; le risque est plus élevé chez les nourrissons âgés de moins de six mois, les filles et les garçons non circoncis[6].

Les définitions relatives aux infections urinaires figurent dans l’encadré 1.

Encadré 1. Définitions de termes relatifs aux infections urinaires

Bactériurie asymptomatique : Croissance de plus de 105 unités formant des colonies/mL d’au moins une bactérie en l’absence de pyurie sur un prélèvement approprié chez un enfant asymptomatique

Infection urinaire : Pyurie ou nitriturie ET croissance marquée d’un seul agent uropathogène chez un enfant dont les symptômes sont compatibles

Infection urinaire afébrile ou cystite présumée : Infection urinaire accompagnée de symptômes vésicaux, mais sans fièvre, symptômes systémiques ni marqueurs inflammatoires élevés; observée généralement chez les enfants continents

Infection urinaire compliquée : Infection urinaire reliée à des inquiétudes de dysfonction rénale (p. ex., faible débit, créatinine accrue), à des masses abdomino-pelviennes, à des abcès ou à une fièvre persistante malgré un traitement antibiotique de 48 à 72 heures

Infection urinaire fébrile ou pyélonéphrite présumée : Infection urinaire accompagnée de fièvre (avec ou sans autres caractéristiques systémiques, y compris des symptômes rénaux [chez des enfants verbaux]); présence possible de marqueurs inflammatoires élevés

Note : Une infection urinaire afébrile n’est pas nécessairement indicatrice d’une cystite chez un nourrisson âgé de moins de deux mois, qui peut être atteint d’une pyélonéphrite sans fièvre.

L’utilisation inutile d’antimicrobiens peut être responsable d’effets indésirables et contribuer à l’apparition d’infections urinaires multirésistantes d’origine communautaire, y compris des infections attribuables aux entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu et aux entérobactéries résistantes aux carbapénèmes. De plus, ces types d’entérobactéries sont souvent résistants à d’autres catégories d’antibiotiques, y compris les quinolones et les sulfamides (aussi appelés sulfonamides), ce qui limite les options thérapeutiques. La prévalence croissante d’infections urinaires multirésistantes est particulièrement préoccupante en raison des conséquences sur le traitement (p. ex., besoin croissant de traitement parentéral), des coûts des soins et du pronostic des patients. Les stratégies pour améliorer l’exactitude diagnostique et intégrer les principes exemplaires de l’antibiogouvernance aux soins de base sont décrites dans le présent document de principes.

La figure 1 présente les huit principes de l’antibiogouvernance pour assurer une prise en charge optimale des infections urinaires.

Figure 1. L’application des huit principes de l’antibiogouvernance au diagnostic et à la prise en charge des infections urinaires

* Si l’analyse d’urine est effectuée dans les 24 heures suivant l’apparition de la maladie, la reprendre en cas de persistance des symptômes.
cfg champ à fort grossissement; EL estérase leucocytaire; L litres; mL millilitres; UFC unités formant des colonies

L’amélioration de l’exactitude diagnostique

Parmi les stratégies pour promouvoir l’exactitude diagnostique, il est suggéré de réserver les cultures d’urine aux enfants symptomatiques dont l’analyse par bandelette évoque une infection urinaire et de prélever les échantillons de cultures d’urine appropriés. Il est également essentiel de bien interpréter les résultats de ces cultures pour éviter les surdiagnostics et l’utilisation inappropriée d’antibiotiques.

Quand devrait-on procéder à l’examen d’une éventuelle infection urinaire?

L’examen des infections urinaires devrait être réservé aux manifestations cliniques évocatrices d’une cystite ou d’une pyélonéphrite.

Chez les enfants verbaux, les signes d’inflammation vésicale (dysurie, fréquence mictionnelle, hématurie, inconfort sus-pubien ou énurésie d’apparition récente) évoquent une cystite. Des manifestations systémiques (p. ex., fièvre, nausées, vomissements), conjointement avec des douleurs abdominales ou rénales ou avec une sensibilité de l’angle rénal, laissent supposer une pyélonéphrite. Des affections comme la balanite, les calculs rénaux, la vulvovaginite et l’irritation labiale (causée par un bain moussant, par exemple) peuvent imiter les symptômes d’infection urinaire.

Chez les enfants non verbaux, les caractéristiques de l’infection urinaire peuvent se limiter à une pyrexie d’origine inconnue. L’irritabilité, les vomissements ou un tableau clinique d’allure septique font partie des autres caractéristiques non spécifiques. En général, les modifications à l’apparence et à l’odeur de l’urine ne sont pas des indicateurs fiables[7]. Les calculateurs d’infection urinaire en ligne (en anglais) qui intègrent les facteurs de risque peuvent contribuer à la prédiction clinique des infections urinaires chez les enfants âgés de deux à 23 mois[8].

Quels sont les modes de collecte acceptables en vue des analyses et des cultures d’urine?

Les cultures d’urine ne devraient être effectuées qu’à partir d’un prélèvement d’urine propre (clean catch), d’urine à mi-jet, par cathéter ou par ponction sus-pubienne (voir la figure 1).

La répartition du prélèvement en deux échantillons permet de procéder d’abord à une analyse d’urine au point d’intervention. En présence de pyurie, le reste est envoyé en culture[9]. Les prélèvements par sac collecteur sont surtout utiles en cabinet lorsqu’il faut procéder à une analyse d’urine chez un enfant incontinent présentant une faible probabilité d’infection urinaire prétest ou lorsque les parents hésitent et qu’il faut d’abord confirmer la nécessité d’un cathétérisme de manière non invasive. Les sacs collecteurs sont à éviter chez les enfants atteints d’une maladie systémique ou qui présentent une forte probabilité prétest d’infection urinaire. En effet, cette méthode peut retarder l’antibiothérapie puisqu’il faut procéder à un second prélèvement d’urine qui devra être mis en culture. Chez les nourrissons gravement malades, lorsque l’antibiothérapie est entreprise avant l’obtention d’un prélèvement pouvant être mis en culture, la confirmation d’un résultat positif à l’analyse d’urine peut tout de même corroborer un diagnostic présomptif d’infection urinaire, et ce, même lorsque les cultures sont stériles.

Le prélèvement par cathéter est privilégié en vue de la mise en culture chez les enfants incontinents, en raison de son faible taux de contamination. Il est aussi possible de procéder à un prélèvement d’urine propre, mais cette technique est limitée par la longue attente pour procéder à la collecte et par les taux élevés de contamination (avoisinant les 80 %) chez les filles et les garçons non circoncis. Un nettoyage préalable contribue à réduire le risque de contamination[10]-[12].

Les tests de dépistage des infections urinaires : l’analyse d’urine et la microscopie

En cas de soupçons cliniques d’infection urinaire, il faut procéder au dépistage de la pyurie et de la nitriturie au moyen d’une analyse d’urine par bandelette au point d’intervention avant de décider s’il faut effectuer une culture. Les examens microscopiques systématiques sont d’une utilité limitée; d’après les données, la combinaison de l’examen microscopique avec l’analyse par bandelette n’apporte aucun avantage de plus que l’analyse par bandelette seule (sensibilité de 94 % par rapport à 93 %)[13]. D’après des études antérieures[14], les analyses d’urine sont peu sensibles (48 % par rapport à 82 %)[15] pour détecter les infections urinaires chez les nourrissons âgés de moins de deux mois [16], mais une étude effectuée en 2018 auprès de nourrissons fiévreux de ce groupe d’âge a démontré que les examens étaient plus efficaces pour détecter la présence d’estérase leucocytaire (EL) ou de nitriturie (sensibilité de 93 %; spécificité de 95 % en cas d’infection urinaire fébrile)[13]. Selon une étude réalisée en 2024[17] auprès d’enfants âgés de moins de trois ans, on peut passer à côté de 20 % des infections urinaires à des seuils d’EL d’au moins 1+. Cependant, à des seuils révélant la présence d’EL, cette étude a démontré une sensibilité et une spécificité élevées (91 %; 92 %)[17], tout comme dans l’étude de 2018[13][18]. La combinaison de seuils révélant la présence d’EL et de nitriturie n’était pas responsable de plus de 8 % des cas d’infections urinaires non détectés. Combinée à une nitriturie, une pyurie révélant la présence d’EL optimise la détection et limite les résultats faussement positifs de bactériuries asymptomatiques et de contamination.

Une pyurie (d’au moins cinq globules blancs par champ à fort grossissement), qui peut être détectée par voie biochimique grâce à la présence d’EL[13], est une importante caractéristique diagnostique d’infection urinaire[9]. Les causes non infectieuses de pyurie incluent la maladie de Kawasaki, l’hypercalciurie et l’appendicite[18]. Si elle a été partiellement traitée ou qu’elle est précoce (de moins de 24 heures), l’infection urinaire peut se manifester sans pyurie chez les patients ayant une neutropénie importante[19] ou une néphronie lobaire[20] ou dont l’agent uropathogène est un entérocoque ou un Pseudomonas[21]. Le Pseudomonas a tendance à être plus fréquent chez les enfants ayant des anomalies du système génito-urinaire[22].

Les résultats de la nitriturie proviennent de la conversion des nitrates diététiques par les bactéries à Gram négatif dans la vessie (sauf le Pseudomonas et la plupart des espèces d’Acinetobacter)[23])[9]. Les infections urinaires causées par des organismes à Gram positif (p. ex., les espèces d’entérocoques, le S. saprophyticus) ne produisent pas de nitrites [24]. Même si la nitriturie est peu sensible chez les nourrissons âgés de moins de deux mois (de 24 % à 38 %)[13], sa présence à tout âge est considérée comme hautement indicatrice d’une infection urinaire (spécificité de 99 %). Un récent article d’opinion remet ces observations en question et avance que la nitriturie isolée peut évoquer une bactériurie asymptomatique ou une contamination bactérienne[25].

Lorsque la valeur prédictive négative de l’analyse d’urine est supérieure à 95 %, l’absence de pyurie (révélant la présence d’EL) ou de nitriturie, à quelques exceptions près, appuie l’inutilité de la culture[26]. Chez les enfants qui demeurent symptomatiques malgré un résultat négatif initial à l’analyse d’urine, une reprise de l’analyse dans les 24 à 48 heures peut réduire le risque de passer à côté d’une infection urinaire précoce. Il est raisonnable de procéder à une culture d’urine dans les scénarios où le résultat de la reprise de l’analyse d’urine est négatif alors que la probabilité prétest était élevée ou que les préoccupations cliniques persistent en l’absence d’autre diagnostic.

La confirmation des infections urinaires : l’interprétation des cultures d’urine

Il est essentiel de confirmer les résultats de la culture pour poser un diagnostic et bien sélectionner l’antibiothérapie initiale. L’urine doit être prélevée avant l’antibiothérapie parce qu’une seule dose d’antibiotiques peut rendre les résultats de la culture d’urine négatifs. Pour éviter la prolifération bactérienne, les échantillons d’urine devraient être traités dans les deux heures suivant le prélèvement, ou dans les 24 heures s’ils sont réfrigérés rapidement. La croissance marquée d’un seul agent uropathogène reconnu, conjointement avec les résultats positifs d’une analyse d’urine chez un enfant symptomatique, confirme le diagnostic d’infection urinaire. N’importe quelle quantité d’unités formant des colonies après une ponction sus-pubienne, une quantité d’au moins 5 × 107 UFC/L après un prélèvement par cathéter et une quantité d’au moins 108 UFC/L après un prélèvement d’urine propre ou à mi-jet, sont considérés comme importants[27] (voir la figure 1). Une faible numération des colonies est rare en cas de véritable infection urinaire parce que des mictions fréquentes limitent la concentration bactérienne.

Dans la plupart des cas, une faible numération des colonies reflète une contamination ou la prise antérieure d’antibiotiques. En général, la croissance d’agents non uropathogènes (p. ex., Lactobacillus, Corynebacterium, streptocoques non groupables ou Staphylococcus epidermidis) ou d’agents polymicrobiens, même lorsqu’ils sont uropathogènes, reflète une contamination.

Chez des enfants en bonne santé, les premières infections urinaires sont généralement causées par l’Escherichia coli ou des espèces de Klebsiella, mais peuvent parfois être attribuables à d’autres entérobactéries (p. ex., espèces d’Enterobacter) ou à des espèces d’entérocoques. D’autres causes incluent les streptocoques du groupe B (chez les nourrissons âgés de moins de trois mois) et le Staphylococcus saprophyticus[28] (chez les adolescentes). La croissance d’entérobactéries, d’espèces de Pseudomonas ou d’espèces d’entérocoques multirésistantes est plus courante en cas d’infections urinaires récurrentes ou associées à une sonde, et peut accroître les soupçons d’anomalies du système génito-urinaire[22][29].

Les cultures sont à éviter en fin de traitement parce qu’il est possible d’interpréter à tort qu’une croissance positive découlant d’une bactériurie asymptomatique est causée par une infection urinaire persistante.

Les autres tests

Des hémocultures sont indiquées à tout âge lorsqu’un enfant est dans un mauvais état général ou qu’il présente des caractéristiques cliniques de sepsis; le seuil d’examen est plus faible chez les nourrissons fiévreux âgés de moins de deux à trois mois. Des marqueurs inflammatoires élevés, tels que la protéine C-réactive (PCR) et la procalcitonine, notamment chez les jeunes nourrissons, peuvent appuyer un diagnostic de pyélonéphrite ou d’infection bactérienne invasive. Il est important d’évaluer la fonction rénale de référence chez les enfants atteints de pyélonéphrite, et il est recommandé de poursuivre la surveillance lorsqu’un traitement aux aminoglycosides est maintenu plus de 48 heures[30].

La prise en charge

L’hospitalisation

La plupart des enfants atteints d’une infection urinaire non compliquée peuvent être traités dans un cadre ambulatoire. L’hospitalisation est préconisée chez les enfants atteints d’une infection urinaire fébrile qui présentent des symptômes systémiques, ont des manifestations évocatrices d’un sepsis urinaire ou d’une méningite ou sont atteints d’une infection urinaire compliquée. Les enfants atteints d’une infection urinaire compliquée doivent subir une imagerie d’urgence afin d’exclure des affections comme un abcès, une néphronie lobaire aiguë, une pyonéphrose ou une obstruction et ont besoin d’un traitement parentéral de plus longue durée [31][32]. En général, des surspécialistes (en néphrologie, en urologie ou en infectiologie) sont appelés à intervenir.

Une hospitalisation peut également s’imposer en vue du traitement parentéral d’une infection urinaire fébrile multirésistante lorsqu’il n’y a pas de possibilité de traitement oral approprié et qu’un traitement parentéral ambulatoire n’est pas disponible. Les nourrissons fiévreux âgés de moins de deux mois, qui sont plus à risque d’infection bactérienne invasive, doivent faire l’objet d’une évaluation attentive et être hospitalisés jusqu’à la défervescence et les résultats des cultures, surtout en cas de préoccupations cliniques ou de résultats de laboratoire indicateurs de sepsis [2]. Il est possible d’entreprendre un traitement parentéral antimicrobien ambulatoire dans l’attente des résultats des cultures chez les nourrissons qui ne présentent pas de problèmes du système nerveux central (c’est-à-dire qu’ils sont autrement dans un bon état général et que leurs marqueurs inflammatoires sont normaux), sous réserve d’un suivi étroit [2].

L’antibiothérapie empirique

(voir le tableau 1)

Les décisions entourant l’antibiothérapie empirique devraient tenir compte des facteurs suivants : les agents pathogènes probables (d’après les résultats des cultures antérieures), les taux d’antibiorésistance locaux, la gravité de la maladie (une atteinte du tractus urinaire supérieur ou inférieur, des infections bactériennes invasives associées et des complications) et les affections sous-jacentes de l’hôte (p. ex., des allergies, une dysfonction des organes). Lors des traitements oraux empiriques, il faudrait prioriser les médicaments les moins susceptibles de produire des organismes résistants, tels que la céfalexine, si la résistance locale y est faible. Le triméthoprime-sulfaméthoxazole, l’amoxicilline-clavulanate et le céfixime peuvent également être utilisés. Le céfixime est un important catalyseur de résistance, et c’est pourquoi il est préférable de l’utiliser pour traiter les infections urinaires dans les localités où la résistance à des médicaments de première ligne, comme la céfalexine et d’autres antimicrobiens, est élevée. Les traitements parentéraux incluent les aminoglycosides (de préférence) et la ceftriaxone. La ceftriaxone, seule ou combinée avec de l’ampicilline, peut devoir être administrée aux jeunes nourrissons qui ne semblent pas dans un bon état général en attendant les résultats de l’hémoculture ou de la culture du liquide céphalorachidien. Si la méningite est exclue et qu’il n’y a pas de contre-indications, les aminoglycosides risquent moins de produire une antibiorésistance que la ceftriaxone. Les aminoglycosides ont l’avantage de pouvoir couvrir les agents pathogènes des entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu.

En cas de soupçons d’infection urinaire multirésistante, les choix de médicaments empiriques devraient dépendre des résultats antérieurs de sensibilité et des taux de résistance locaux. Ils devraient inclure la nitrofurantoïne (seulement pour le traitement de la cystite) ou le triméthoprime-sulfaméthoxazole, ainsi que des médicaments parentéraux comme les aminoglycosides (si l’infection bactérienne invasive est exclue). Un carbapénème peut constituer un traitement empirique approprié dans certains cas, selon l’épidémiologie locale et l’état clinique de l’enfant à la consultation.

Tableau 2. Les antimicrobiens utilisés pour le traitement des infections urinaires chez les enfants

Mode d’administration

Médicament

(par ordre alphabétique)

Dose

Commentaires

Oral

Amoxicilline

50 mg/kg/jour
(divisés en trois doses)

Utilisation empirique à éviter en raison d’une résistance élevée. Peut être utilisée comme traitement définitif si l’isolat y est sensible.

Amoxicilline-clavulanate

(Formulation de 7:1)

40 mg/kg/jour du composant d’amoxicilline
(divisés en trois doses)

Peut être utilisée lorsque la résistance à la céfalexine est élevée.

Céfixime

8 mg/kg/jour
(divisés en deux doses)

Réservée à un cadre ambulatoire lorsque la résistance aux médicaments de première ligne est élevée.

Céphalexine

Cystite : 50 mg/kg/jour
Infection urinaire fébrile : 100 mg/kg/jour
Abcès ou néphronie : de 100 à 150 mg/kg/jour après un traitement IV
(divisés en quatre doses)

Traitement empirique favorisé en cas d’infection urinaire ambulatoire non multirésistante, sous réserve d’une faible résistance. Également utilisée comme traitement oral définitif si l’infection y est sensible.

Ciprofloxacine

30 mg/kg/jour
(divisés en deux doses)

Réservée aux infections urinaires à Pseudomonas ou multirésistantes. Consultation en infectiologie recommandée.

Nitrofurantoïne

5 à 7 mg/kg/jour
(divisés en quatre doses)

Sans pénétration rénale; utilisation limitée à la cystite.

Triméthoprime-sulfaméthoxazole

8 mg/kg/jour du composant de triméthoprime
(divisés en deux doses)

Peut parfois être envisagée si l’infection urinaire est multirésistante.

Parentéral

Ampicilline

Non-SNC : 200 mg/kg/jour IV
(divisés en quatre doses)

Traitement définitif (p. ex., entérocoque, et peut faire partie du traitement du sepsis).

Aminoglycosides :

gentamicine OU tobramycine

5 à 7,5 mg/kg/jour IV ou IM
(une fois par jour)

Si la méningite ou le sepsis sont exclus, les aminoglycosides sont favorisés parce qu’ils sont moins susceptibles de provoquer une résistance. Surveiller le résultat thérapeutique si le traitement dure plus de 48 heures. Obtenir la fonction rénale de référence, puis vérifier toutes les 48 à 72 heures

Si un Pseudomonas est envisagé, ne pas utiliser de gentamicine.

Céfotaxime

Non-SNC : 200 mg/kg/jour IV

SNC : 300 mg/kg/jour IV
(divisés en trois ou quatre doses)

Traitement favorisé si une atteinte du SNC est envisagée.

Ceftriaxone

Non-SNC : 50 à 75 mg/kg/jour IV ou IM

SNC : 100 mg/kg/jour IV
(une fois par jour)

Méropénem

Non-SNC : 60 mg/kg/jour IV

SNC : 120 mg/kg/jour IV
(divisés en trois doses)

Réservé aux infections urinaires multirésistantes (p. ex., sepsis urinaire). Une consultation en infectiologie est recommandée.

Information tirée des références 1 à 8
Remarque : La durée du traitement s’établit comme suit :
Cystite : Antibiotiques oraux pendant trois à cinq jours (la nitrofurantoïne doit être administrée pendant cinq jours) OU, si un traitement parentéral est indiqué, privilégier une unidose d’aminoglycoside ou un traitement de un à trois jours si d’autres médicaments parentéraux sont utilisés.
Pyélonéphrite non compliquée : de sept à dix jours
Les infections urinaires compliquées se prêtent à un traitement plus long, après consultation en infectiologie
IM intramusculaire; IV intraveineux; kg kilogramme; mg milligramme; SNC système nerveux central

Le traitement définitif

Il est recommandé de remplacer le traitement par le médicament au spectre le plus étroit possible dès que la sensibilité est connue. Les aminopénicillines, de même que les céphalosporines de première génération, demeurent les options favorisées comme traitement définitif en cas d’infection urinaire fébrile et afébrile à E. coli sensible aux antibiotiques; les autres traitements par voie orale sont énumérés au tableau 1. Selon les données pédiatriques, une seule dose d’aminoglycosides est une option sécuritaire et efficace pour le traitement bien géré de la cystite, particulièrement la cystite multirésistante sans option par voie orale[33]. Une unidose quotidienne d’aminoglycoside pendant une durée minimale de sept jours pour traiter la pyélonéphrite multirésistante qui y est sensible permet de maintenir un cadre ambulatoire. D’autres médicaments pour traiter les infections urinaires multirésistantes, tels que la fosfomycine (non approuvée pour les enfants âgés de moins de 12 ans), la ciprofloxacine et les carbapénèmes, induisent une plus grande résistance et doivent être confirmés en infectiologie[34].

Le moment de la transition du traitement parentéral au traitement oral devrait reposer sur l’âge, la gravité de la maladie et la réponse au traitement[3]. D’après une analyse systématique récente, une transition au troisième et au septième jours était recommandée chez les nourrissons âgés de moins de trois mois atteints d’infections urinaires non bactériémiques et bactériémiques, respectivement[35]. Chez les nourrissons hospitalisés âgés de trois mois ou plus chez qui le sepsis est exclu, la transition est encouragée de 24 à 48 heures suivant la défervescence. La transition précoce ne s’applique pas aux nourrissons qui ne sont pas dans un bon état général ou qui sont atteints d’une infection urinaire compliquée dont le traitement parentéral doit se prolonger. Aucune étude publiée jusqu’à présent n’a porté sur un traitement limité à la voie orale ou d’une courte durée (moins de sept jours) chez les nourrissons âgés de moins de trois mois[31]. Néanmoins, selon un consensus d’experts, un traitement limité à la voie orale peut être administré aux nourrissons âgés de moins de deux mois qui semblent dans un bon état général, s’ils ne soulèvent pas d’inquiétudes cliniques d’infection bactérienne invasive ou de résultats de laboratoire en ce sens, sous réserve d’un suivi étroit[2].

La durée du traitement des infections urinaires confirmées

Les posologies recommandées dans le présent document ne s’appliquent pas nécessairement aux infections urinaires compliquées, car une uropathie obstructive marquée ou des collections focales peuvent retarder le contrôle de la source infectieuse.

L’infection urinaire afébrile : D’après une analyse Cochrane, chez les enfants atteints de cystite, un traitement antibiotique d’une journée était moins efficace, tandis qu’un traitement de deux à quatre jours ne différait pas considérablement d’un traitement de sept à 14 jours[36]-[38]. Des durées de traitement d’une journée pour la fosfomycine[39][40], de trois jours pour le triméthoprime-sulfaméthoxazole[41] et les fluoroquinolones[42] ou de cinq jours pour la nitrofurantoïne[43] sont d’une efficacité démontrée chez les adultes. Selon ces données, un traitement antibiotique de trois à cinq jours est recommandé pour la cystite. En cas de cystite multirésistante, un traitement aux aminoglycosides d’une journée, ou de trois journées combiné avec d’autres médicaments parentéraux, est privilégié[33]. Certains experts préconisent un traitement semblable en cas d’infection urinaire fébrile chez les nourrissons plus âgés dans un bon état général. Cependant, chez les nourrissons âgés de moins de deux mois, l’absence de fièvre ne permet pas d’écarter la pyélonéphrite, particulièrement lorsqu’ils sont dans un mauvais état systémique ou qu’ils présentent des marqueurs inflammatoires élevés. Dans de tels cas, le traitement de l’infection urinaire fébrile est recommandé.

L’infection urinaire fébrile : Le document de principes de la SCP de 2014[4] recommandait de traiter une infection urinaire fébrile pendant sept à dix jours[31], et un traitement d’une durée semblable a récemment été recommandé dans les directives du Royaume-Uni[44] et de l’Italie[45]. En cas d’infection urinaire fébrile non compliquée, un traitement minimal de sept jours est approprié si l’état de l’enfant s’améliore rapidement. Aucune étude n’a évalué un traitement plus court chez les nourrissons âgés de moins de trois mois atteints d’une infection urinaire fébrile. À l’exception d’une étude randomisée et contrôlée chez des enfants âgés de trois mois et plus réalisée par Montini et coll.[46], toutes les autres études sur la durée du traitement chez les enfants âgés de plus de trois mois ont porté sur des populations mixtes d’enfants atteints d’une infection urinaire afébrile ou fébrile[47][48], l’infection urinaire fébrile représentant la minorité des cas. Une vaste étude randomisée et contrôlée SCOUT (n=664) a comparé un traitement par voie orale de cinq jours à un traitement par voie orale de dix jours chez des enfants atteints d’une infection urinaire non bactériémique non compliquée[47] et a révélé un taux d’échec beaucoup plus élevé dans le groupe ayant reçu un traitement court. Une récente méta-analyse (qui incluait l’étude randomisée et contrôlée SCOUT[47], mais pas celle de Montini[48]) a également démontré un taux d’échec plus élevé chez les enfants qui avaient pris un traitement maximal de cinq jours par rapport à ceux dont le traitement était de sept jours ou plus (9,8 % par rapport à 5,4 %)[48]. En revanche, une étude randomisée et contrôlée plus petite (n=142) menée en 2024 a établi qu’un traitement à l’amoxicilline-clavulanate de cinq jours n’était pas moins efficace qu’un traitement de dix jours chez les enfants atteints d’une infection urinaire fébrile non compliquée[46]. Les auteurs n’ont pas précisé si les infections urinaires bactériémiques en faisaient partie.

Bref, étant donné les résultats contradictoires entre les deux études[46][47] et la méta-analyse[48], les données probantes actuelles sont insuffisantes pour recommander systématiquement un traitement antibiotique de moins de sept jours en cas d’infection urinaire fébrile. Cependant, il peut être raisonnable de prendre une décision commune avec les parents au sujet d’une antibiothérapie de cinq à sept jours chez les enfants âgés de plus de trois mois qui ont obtenu une réponse clinique rapide et complète, surtout si l’enfant est âgé de plus de deux ans, afin d’évaluer convenablement la réponse aux symptômes. Il est alors important de soupeser attentivement les avantages potentiels d’une exposition limitée aux antibiotiques par rapport au risque d’échec du traitement et de s’assurer que les parents savent quand consulter de nouveau s’ils optent pour un traitement plus court.

Les échographies rénales et vésicales

Les échographies rénales et vésicales visent à détecter les facteurs de risque de récurrence d’infection urinaire (p. ex., anomalies anatomiques du système génito-urinaire) et les processus compliqués (p. ex., abcès périrénal, pyonéphrose ou néphronie focale)[34]. Les directives britanniques[44] recommandent les échographies rénales et vésicales chez les nourrissons âgés de moins de six mois, tandis que les directives américaines[4][49] les préconisent chez les enfants âgés de moins de 24 mois au moment de leur première infection urinaire. La Société canadienne de pédiatrie appuie la deuxième approche. Une échographie rénale et vésicale urgente s’impose en cas d’infection urinaire compliquée, mais peut également être prévue dans les six semaines suivant le traitement en cas d’infection urinaire non compliquée[50].

La cysto-urétrographie mictionnelle

Une cysto-urétrographie mictionnelle est recommandée[4][49] lorsque des manifestations de reflux vésico-urétéral de grade élevé, des cicatrices ou une hydronéphrose sont constatées. Elle peut également être envisagée chez les nourrissons âgés de moins de six mois[32][44] ayant des infections urinaires fébriles récurrentes[32].

Recommandations

  • Ne demander des cultures d’urine que chez les enfants symptomatiques atteints de pyurie ou de nitriturie.
  • Un prélèvement par cathéter est favorisé pour obtenir une culture d’urine chez un enfant incontinent; les prélèvements par sac collecteur ne sont pas appropriés.
  • La plupart des infections urinaires fébriles peuvent être traitées en milieu ambulatoire au moyen d’antibiotiques par voie orale. Les exceptions incluent les infections urinaires compliquées ou les sepsis (plus probables chez les nourrissons âgés de moins de deux mois, qui sont dans un mauvais état général ou qui présentent des marqueurs inflammatoires élevés).
  • Le traitement empirique devrait tenir compte des facteurs de l’hôte et des taux de résistance locaux. Les traitements par voie orale de première ligne incluent la céfalexine, l’amoxicilline-clavulanate et le triméthoprime-sulfaméthoxazole. Le recours à des médicaments à large spectre comme le céfixime, qui produit de la résistance, devrait être limité aux scénarios dans lesquels les médicaments de première ligne ne sont pas envisageables.
  • La ceftriaxone et les aminoglycosides sont des possibilités parentérales empiriques fréquentes. Lorsque la méningite est exclue, les aminoglycosides ont l’avantage d’être moins susceptibles de produire une résistance que les céphalosporines et peuvent donc être envisagés pour le traitement de certaines infections urinaires multirésistantes.
  • Il est essentiel d’assurer un suivi rapide des résultats des cultures d’urine pour adopter un traitement définitif. Lorsque la culture exclut l’infection urinaire, il faut mettre un terme aux antimicrobiens empiriques.
  • L’antibiothérapie peut passer de la voie parentérale à la voie orale dans les 48 à 72 heures si la réponse est appropriée. Des traitements parentéraux plus longs sont nécessaires lorsqu’un sepsis ou une infection urinaire compliquée est envisagé chez des enfants qui sont dans un mauvais état général.
  • La durée recommandée du traitement des infections urinaires non compliquées est de trois à cinq jours en cas de cystite. En cas de pyélonéphrite non compliquée, elle est plutôt de sept à dix jours.

Remerciements

Le comité de la pédiatrie communautaire, le comité de la pharmacologie et le comité des soins aigus de la Société canadienne de pédiatrie, de même que des représentants de l’Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada, ont révisé le présent document de principes.


COMITÉ DES MALADIES INFECTIEUSES ET D’IMMUNISATION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PÉDIATRIE (2024-2025)

Membres : Michelle Barton MD (présidente), Laura Sauvé MD (présidente sortante), Eugene Ng MD (représentant du conseil), Sean Bitnun MD, Sergio Fanella MD, Justin Penner MD, Jeannette Comeau MD M. Sc.
Représentants : Dorothy Moore MD (Comité consultatif national de l’immunisation), Sean Bitnun MD (Groupe canadien de recherche pédiatrique et périnatale sur le VIH/sida chez les enfants), Isabelle Viel-Thériault MD (Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages), Marina Salvadori MD (Agence de la santé publique du Canada), Sean O’Leary MD (American Academy of Pediatrics, comité des maladies infectieuses), Rupeena Purewal MD (Programme canadien de surveillance active de l’immunisation), Cora Constantinescu MD (Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada, comité de pédiatrie)
Autrices principales : Michelle Barton MD, Isabelle Viel-Thériault MD, Rupeena Purewal MD

Financement
Aucun financement n’a été accordé pour la préparation du présent manuscrit.

Conflits d’intérêts potentiels
La docteure R. Purewal déclare avoir reçu un financement et des honoraires de Verity Pharmaceuticals pour avoir donné une conférence sur les maladies infectieuses et siégé au comité des publicités il y a deux ans. Elle est actuellement conseillère pour Verity Pharmaceuticals. Les autres auteurs n’ont aucuns conflits d’intérêts à déclarer. Ils ont tous remis le formulaire de divulgation des conflits d’intérêts potentiels de l’International Committee of Medical Journal Editors.


Références

  1. Greenhow TL, Hung YY, Herz AM et coll. The changing epidemiology of serious bacterial infections in young infants. Pediatr Inf Dis J 2014;33(6):595-9. doi : 10.1097/INF.0000000000000225
  2. Pantell RH, Roberts KB, Adams WG et coll. Evaluation and management of well-appearing febrile infants 8 to 60 days old. Pediatrics 2021;148(2):e2021052228. doi :10.1542/peds.2021-052228
  3. Aronson PL, Thurm C, Alpern ER et coll. Variation in care of the febrile young infant <90 days in US pediatric emergency departments. Pediatrics 2014;134(4):667-77. doi : 10.1542/peds.2014-1382
  4. Robinson JL, Finlay JC, Lang ME et coll.; Société canadienne de pédiatrie, comité des maladies infectieuses et d’immunisation, comité de la pédiatrie générale. Le diagnostic et la prise en charge des infections urinaires chez les nourrissons et les enfants. Paediatr Child Health 2014;19(6):320-5. doi : 10.1093/pch/19.6.320
  5. Shaikh N, Morone NE, Bost JE, Farrell MH. Prevalence of urinary tract infection in childhood: A meta-analysis. Pediatr Infect Dis J 2008;27(4):302-8. doi : 10.1097/INF.0b013e31815e4122
  6. Sorokan ST, Finlay JC, Jefferies AL; Société canadienne de pédiatrie, comité d’étude du fœtus et du nouveau-né, comité des maladies infectieuses et d’immunisation. La circoncision néonatale. Paediatr Child Health 2015;20(6):316-20. doi : 10.1093/pch/20.6.316
  7. Gauthier M, Gouin S, Phan V, Gravel J. Association of malodorous urine with urinary tract infection in children aged 1 to 36 months. Pediatrics 2012;129(5):885-90. doi : 10.1542/peds.2011-2856
  8. Shaikh N, Hoberman A, Hum SW et coll. Development and validation of a calculator for estimating the probability of urinary tract infection in young febrile children. JAMA Pediatr 2018;172(6):550-6. doi : 10.1001/jamapediatrics.2018.0217
  9. Diviney J, Jaswon MS. Urine collection methods and dipstick testing in non-toilet-trained children. Pediatr Nephrol 2021;36(7):1697-708. doi : 10.1007/s00467-020-04742-w
  10. Tosif S, Baker A, Oakley E et coll. Contamination rates of different urine collection methods for the diagnosis of urinary tract infections in young children: An observational cohort study. J Paediatr Child Health 2012;48(8):659-64. doi : 10.1111/j.1440-1754.2012.02449.x
  11. Hoover AC, Segal RS, Zimmerman MB et coll. Urine trouble: Reducing midstream clean catch urine contamination among children 3–17 years old. Pediatrics 2021;148(2):e2020049787. doi : 10.1542/peds.2020-049787
  12. Vaillancourt S, McGillivray D, Zhang X, Kramer MS. To clean or not to clean: Effect on contamination rates in midstream urine collections in toilet-trained children. Pediatrics 2007;119(6):e1288-93. doi : 10.1542/peds.2006-2392
  13. Tzimenatos L, Mahajan P, Dayan PS et coll. Accuracy of the urinalysis for urinary tract infections in febrile infants 60 days and younger. Pediatrics 2018;141(2):e20173068. doi : 10.1542/peds.2017-3068
  14. Bachur R, Harper MB. Reliability of the urinalysis for predicting urinary tract infections in young febrile children. Arch Pediatr Adolesc Med 2001;155(1):60-5. doi : 10.1001/archpedi.155.1.60
  15. Reardon JM, Carstairs KL, Rudinsky SL, Simon LV, Riffenburgh RH, Tanen DA. Urinalysis is not reliable to detect a urinary tract infection in febrile infants presenting to the ED. Am J Emerg Med 2009;27(8):930-2. doi : 10.1016/j.ajem.2008.07.015
  16. Crain EF, Gershel JC. Urinary tract infections in febrile infants younger than 8 weeks of age. Pediatrics 1990;86(3):363-7.
  17. Shaikh N, Campbell EA, Curry C et coll. Accuracy of screening tests for the diagnosis of urinary tract infections in young children. Pediatrics 2024;154(6):e2024066600. doi : 10.1542/peds.2024-066600
  18. Bendig DW. The differential diagnosis of sterile pyuria in pediatric patients: A review. Glob Pediatr Health 2021;8:2333794X21993712. doi : 10.1177/2333794X21993712
  19. Klaassen ILM, de Haas V, van Wijk JAE et coll. Pyuria is absent during urinary tract infections in neutropenic patients. Pediatr Blood Cancer 2011;56(5):868-70. doi : 10.1002/pbc.22799
  20. Seidel T, Kuwertz-Bröking E, Kaczmarek S et coll. Acute focal bacterial nephritis in 25 children. Pediatr Nephrol 2007;22(11):1897-901. doi : 10.1007/s00467-007-0589-9
  21. Shaikh N, Shope TR, Hoberman A et coll. Association between uropathogen and pyuria. Pediatrics 2016;138(1):e20160087. doi : 10.1542/peds.2016-0087
  22. Bitsori M, Maraki S, Koukouraki S, Galanakis E. Pseudomonas aeruginosa urinary tract infection in children: Risk factors and outcomes. J Urol 2012;187(1):260-4. doi : 10.1016/j.juro.2011.09.035
  23. Papava V, Didbaridze T, Zaalishvili Z et coll. The role of urinary nitrite in predicting bacterial resistance in urine culture analysis among patients with uncomplicated urinary tract infection. Cureus 2022;14(6):e26032. doi : 10.7759/cureus.26032
  24. Coulthard MG. Using urine nitrite sticks to test for urinary tract infection in children aged <2 years: A meta-analysis. Pediatr Nephrol 2019;34(7):1283-8. doi : 10.1007/s00467-019-04226-6
  25. Stewart JJ, Robinson JL, Chen JZ. Nitrites for urinary tract infection—Time to say goodbye? JAMA Intern Med 2025;185(7):754-5. doi : 10.1001/jamainternmed.2025.0973
  26. Dubos F, Raymond J. Pyélonéphrite aiguë du nourrisson : stratégies diagnostiques. Arch Pédiatr 2012;19 Suppl 3:S101-8. doi : 10.1016/S0929-693X(12)71282-4
  27. Zorc JJ, Levine DA, Platt SL et coll. Clinical and demographic factors associated with urinary tract infection in young febrile infants. Pediatrics 2005;116(3):644-8. doi : 10.1542/peds.2004-1825
  28. Schlager TA. Urinary tract infections in infants and children. Microbiol Spectr 2016;4(5). doi : 10.1128/microbiolspec.UTI-0022-2016
  29. Marcus N, Ashkenazi S, Samra Z et coll. Community-acquired Pseudomonas aeruginosa urinary tract infections in children hospitalized in a tertiary center: Relative frequency, risk factors, antimicrobial resistance and treatment. Infection 2008;36(5):421-6. doi : 10.1007/s15010-008-7328-4
  30. Moore H, Yeoh D, Hughes C et coll. Aminoglycosides: An update on indications, dosing and monitoring. Aust Prescr 2025;48(4):133-8. doi : 10.18773/austprescr.2025.038
  31. Mattoo TK, Shaikh N, Nelson CP. Contemporary management of urinary tract infection in children. Pediatrics 2021;147(2):e2020012138. doi : 10.1542/peds.2020-012138
  32. Leung AKC, Wong AHC, Leung AAM, Hon KL. Urinary tract infection in children. Recent Pat Inflamm Allergy Drug Discov 2019;13(1):2-18. doi : 10.2174/1872213X13666181228154940
  33. Goodlet KJ, Benhalima FZ, Nailor MD. A systematic review of single-dose aminoglycoside therapy for urinary tract infection: Is it time to resurrect an old strategy? Antimicrob Agents Chemother 2019;63(1):e02165-18. doi : 10.1128/AAC.02165-18
  34. Zurfluh K, Treier A, Schmitt K, Stephan R. Mobile fosfomycin resistance genes in Enterobacteriaceae—An increasing threat. Microbiologyopen 2020;9(12):e1135. doi : 10.1002/mbo3.1135
  35. Hikmat S, Lawrence J, Gwee A. Short intravenous antibiotic courses for urinary infections in young infants: A systematic review. Pediatrics 2022;149(2):e2021052466. doi : 10.1542/peds.2021-052466
  36. Tran D, Muchant DG, Aronoff SC. Short-course versus conventional length antimicrobial therapy for uncomplicated lower urinary tract infections in children: A meta-analysis of 1279 patients. J Pediatr 2001;139(1):93-9. doi : 10.1067/mpd.2001.114698
  37. Fitzgerald A, Mori R, Lakhanpaul M, Tullus K. Antibiotics for treating lower urinary tract infection in children. Cochrane Database Syst Rev 2012;2012(8):CD006857. doi : 10.1002/14651858.CD006857.pub2
  38. Michael M, Hodson EM, Craig JC et coll. Short versus standard duration oral antibiotic therapy for acute urinary tract infection in children. Cochrane Database Syst Rev 2003;(1):CD003966. doi : 10.1002/14651858.CD003966
  39. Elhanan G, Tabenkin H, Yahalom R, Raz R. Single-dose fosfomycin trometamol versus 5-day cephalexin regimen for treatment of uncomplicated lower urinary tract infections in women. Antimicrob Agents Chemother 1994;38(11):2612-4. doi : 10.1128/AAC.38.11.2612-4
  40. Stein GE. Comparison of single-dose fosfomycin and a 7-day course of nitrofurantoin in female patients with uncomplicated urinary tract infection. Clin Ther 1999;21(11):1864-72. doi : 10.1016/S0149-2918(00)86734-X
  41. Kavatha D, Giamarellou H, Alexiou Z et coll. Cefpodoxime-proxetil versus trimethoprim-sulfamethoxazole for short-term therapy of uncomplicated acute cystitis in women. Antimicrob Agents Chemother 2003;47(3):897-900. doi : 10.1128/AAC.47.3.897-900.2003
  42. McCarty JM, Richard G, Huck W et coll. A randomized trial of short-course ciprofloxacin, ofloxacin, or trimethoprim/sulfamethoxazole for the treatment of acute urinary tract infection in women. Ciprofloxacin Urinary Tract Infection Group. Am J Med 1999;106(3):292-9. doi : 10.1016/s0002-9343(99)00026-1
  43. Gupta K, Hooton TM, Roberts PL, Stamm WE. Short-course nitrofurantoin for the treatment of acute uncomplicated cystitis in women. Arch Intern Med 2007;167(20):2207-12. doi : 10.1001/archinte.167.20.2207
  44. National Institute for Health and Care Excellence: Guidelines (NICE). Urinary tract infection in under 16s: Diagnosis and management. NG224. Le 27 juillet 2022. https://www.nice.org.uk/guidance/ng224 (consulté le 19 mars 2026).
  45. Ammenti A, Alberici I, Brugnara M et coll. Updated Italian recommendations for the diagnosis, treatment and follow‐up of the first febrile urinary tract infection in young children. Acta Paediatr 2020;109(2):236-47. doi : 10.1111/apa.14988
  46. Montini G, Tessitore A, Console K et coll; groupe d’étude STOP. Short oral antibiotic therapy for pediatric febrile urinary tract infections: A randomized trial. Pediatrics 2024;153(1): e2023062598. doi : 10.1542/peds.2023-062598
  47. Zaoutis T, Shaikh N, Fisher BT et coll. Short-course therapy for urinary tract infections in children: The SCOUT randomized clinical trial. JAMA Pediatr 2023;177(8):782-9. doi : 10.1001/jamapediatrics.2023.1979
  48. Moreira MVB, de Freitas LR, Fonseca LM et coll. Shorter versus longer-course of antibiotic therapy for urinary tract infections in pediatric population: An updated meta-analysis. Eur J Pediatr 2024;183(5):2037-47. doi : 10.1007/s00431-024-05512-8
  49. American Academy of Pediatrics; sous-comité des infections urinaires. Reaffirmation of AAP Clinical Practice Guideline: The diagnosis and management of the initial urinary tract infection in febrile infants and young children 2-24 months of age. Pediatrics 2016;138(6): e20163026. doi : 10.1542/peds.2016-3026
  50. Yang S, Gill PJ, Anwar MR et coll. Kidney ultrasonography after first febrile urinary tract infection in children: A systematic review and meta-analysis. JAMA Pediatr 2023;177(8):764-73. doi : 10.1001/jamapediatrics.2023.1387

Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.