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La violence dans les relations intimes à l’adolescence

Affichage : le 5 novembre 2026


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Autrices et auteurs principaux

Allison Rodrigues MD, Deinera Exner-Cortens Ph. D. MSP, Ruchi Vijh M. Sc. MSP, Amy Robinson MD, Alene Toulany MD, Ashley Vandermorris M. Sc. MD, Megan Harrison MD; Société canadienne de pédiatrie, Comité de la santé de l’adolescent

Résumé

La violence dans les relations intimes à l’adolescence représente une menace importante pour la santé des adolescents canadiens. Elle englobe toute forme d’agression physique, sexuelle, psychologique ou facilitée par les technologies ou toute forme de traque qui surviennent dans le cadre de relations intimes ou de relations sexuelles ou romantiques avant l’âge de 18 ans. Elle est fréquente, puisqu’elle est vécue par le tiers des jeunes du Canada, mais sa prévalence est plus élevée dans les groupes marginalisés sur le plan social. La violence dans les relations intimes est associée à des résultats délétères sur la santé immédiate et à long terme et représente donc un enjeu pertinent pour les prestataires de soins aux adolescents. Le présent point de pratique aide les prestataires de soins à définir et à évaluer les types de violence dans les relations intimes, décrit les facteurs de risque et les facteurs protecteurs appropriés sur le plan clinique et propose des ressources à diffuser auprès des jeunes. Pour orienter les discussions sur la violence dans les relations intimes et les relations saines dans le cadre des rendez-vous réguliers et fortuits, les prestataires de soins peuvent recourir à l’approche CUES (acronyme anglais de Confidentialité, Éducation Universelle et Soutien). Les prestataires de soins devraient se doter d’une approche structurée pour accueillir des confidences sur les occurrences de violence dans les relations intimes avant d’entreprendre l’approche CUES.

Mots-clés : adolescents; violence dans les relations intimes; violence entre partenaires intimes

Contexte

Les prestataires de soins jouent un rôle important dans la promotion de relations saines et dans la lutte contre la violence dans les relations intimes à l’adolescence (VRIA). Environ le tiers des jeunes Canadiens est victime de VRIA (voir la figure 1)[1]. La VRIA, qui a des conséquences délétères sur la santé immédiate et à long terme[2][3], peut toucher tous les jeunes, quels que soient leur identité sexuelle ou leur genre, et survenir dans toutes les relations, quelle que soit leur durée.

Figure 1. La prévalence de victimisation par la violence dans les relations intimes à l’adolescence au cours des 12 mois précédents dans un échantillon national représentatif d’élèves canadiens de 9e et 10e année (n = 3 064), en 2021 et 2022

Source de données : Enquête sur les comportements de santé des jeunes d’âge scolaire au Canada (enquête HBSC)[1]

Définitions

Les relations intimes et les relations romantiques et sexuelles saines à l’adolescence sont sécuritaires, bienveillantes et sans violence (voir le tableau 1).

Tableau 1. Quelques caractéristiques courantes de relations saines chez les jeunes

Caractéristiques

Exemples

Agentivité

Capacité de quitter la relation en toute sécurité; limites et choix

Intimité

Équilibre avec les autres relations

Communication

Écoute active; communication des sentiments et des besoins

Résolution de conflits

Compromis; gestion de la jalousie et de la colère; résolution de problèmes

Égalité

Décisions communes

Interactions positives

Encouragement; humour; jeu; soutien

Respect

Respect de soi et des autres

Santé sexuelle

Possibilité de refuser des activités sexuelles non désirées; accès à la contraception

Traduction adaptée et autorisée de la référence 4

Les relations malsaines sont dénuées de bon nombre des caractéristiques décrites au tableau 1, mais ne sont pas associées à des comportements violents ou abusifs.

La VRIA inclut divers types de comportements violents ou abusifs vécus dans le cadre de relations intimes ou de relations sexuelles ou romantiques auxquelles au moins une personne âgée de moins de 18 ans participe[5] (voir la figure 2). Elle peut se manifester dès que le jeune commence à entretenir des relations intimes (vers la 6e année ou l’âge de 11 ans) et peut être vécue en personne, par l’entremise de la technologie ou de ces deux façons simultanément[6].

Figure 2. Les types de comportement de violence dans les relations intimes à l’adolescence

VRIA violence dans les relations intimes à l’adolescence
Information tirée de la référence [7]

La VRIA adopte divers profils : le jeune peut être victime de violence, utiliser la violence ou en être à la fois la cible et l’auteur (violence bidirectionnelle). Même si la VRIA bidirectionnelle est courante[8], elle ne sous-tend pas que les deux partenaires exercent le même degré de pouvoir ni qu’ils utilisent tous les deux la violence pour les mêmes raisons (p. ex., un partenaire peut faire preuve de violence en légitime défense[9]).

Les facteurs de risque et les facteurs protecteurs

Les jeunes de groupes marginalisés sur le plan social éprouvent des taux de VRIA plus élevés (voir la figure 3). Ce phénomène reflète démesurément des systèmes d’oppression plus vastes (p. ex., le racisme) et de discrimination individuelle, relationnelle, communautaire et sociétale. Pour prodiguer des soins équitables, les prestataires de soins doivent comprendre le rôle de ces facteurs structurels et travailler activement pour éviter de perpétuer les préjudices ou l’ostracisme dans le milieu de la santé.

Figure 3. Exemples de jeunes qui courent un fort risque de violence dans les relations intimes en raison de leur marginalisation sociale et culturelle

Il existe plusieurs facteurs de risque de victimisation par la VRIA et de perpétration de VRIA[10]. D’autres expériences de violence font partie des principaux facteurs de risque, y compris :

  • la maltraitance faite aux enfants,
  • l’exposition à la violence entre partenaires intimes à la maison,
  • l’agression de camarades (p. ex., intimidation, harcèlement sexuel),
  • l’utilisation ou l’expérience passée de VRIA.

Les autres facteurs de risque de perpétration incluent les comportements d’internalisation (p. ex., symptômes dépressifs) et d’externalisation (p. ex., utilisation de substances psychoactives).

Il y a aussi des facteurs protecteurs importants à la fois de la victimisation par la VRIA et de la perpétration de VRIA, y compris les éléments suivants :

  • La surveillance et le soutien des parents
  • Des relations positives entre les parents et l’enfant
  • Les groupes de camarades prosociaux
  • L’attachement à l’école

Le rôle du prestataire de soins pédiatriques

Les prestataires de soins devraient entamer des conversations sur les relations saines pendant les rendez-vous des adolescents, qu’ils soient réguliers ou fortuits[11]-[14]. La normalisation de ces échanges à chaque rendez-vous contribue à renforcer la relation et procure des occasions de transmettre des connaissances aux jeunes et à leurs proches.

Ces conversations ne visent pas à susciter des divulgations de VRIA, mais à orienter les jeunes vers des ressources de soutien et à créer un environnement sécuritaire dans lequel ils peuvent parler de violence, sur-le-champ ou à un autre moment[13]. Les prestataires de soins peuvent également rendre l’information liée à la VRIA visible à certains endroits de la clinique (p. ex., les toilettes), ce qui peut accroître l’accès aux ressources et réduire l’ostracisme rattaché aux discussions sur la VRIA (voir la rubrique intitulée Ressources, ci-dessous). Les ressources devraient être inclusives pour les jeunes de toutes les identités sexuelles et de genre.

Les recommandations pour la pratique

Les prestataires de soins peuvent recourir à l’approche CUES (d’après l’acronyme anglais) pour parler de VRIA et de relations saines avec leurs patients : parler des limites de la Confidentialité, fournir une Éducation Universelle et, en cas de divulgation de VRIA, offrir du Soutien par une orientation bienveillante vers les services appropriés (voir le tableau 2[13]). Les questions de l’approche CUES peuvent être intégrées aux évaluations de l’histoire sociale déjà en place, telles que les questionnaires SSHADESS/HEADSS[15], et peuvent généralement être adoptées rapidement[16]. L’approche CUES peut également être utilisée en télésanté. Toutefois, après une divulgation de VRIA, les prestataires de soins devraient planifier un suivi rapide et en personne[13][17].

Au moment de fournir des ressources numériques aux jeunes (y compris des codes QR), les prestataires de soins devraient d’abord parler des inquiétudes potentielles sur la sécurité relative au respect de la confidentialité numérique, car les partenaires peuvent surveiller les activités de leurs conjointes ou conjoints en ligne. Lorsque la confidentialité numérique de leur patient est compromise, le prestataire de soins peut demander si la remise de documents papier serait plus sécuritaire.

Tableau 2. Exemples de scénarios tirés de l’approche CUES

Confidentialité

« Je rencontre de nombreux patients qui commencent à s’intéresser aux relations intimes et aux relations sexuelles. J’aimerais qu’on parle de ces sujets-là ensemble. Tout ce que tu vas me raconter va demeurer confidentiel, sauf si je m’inquiète de ta sécurité immédiate ou de celle de quelqu’un de ton entourage. Est-ce que tu es d’accord pour qu’on poursuive cette conversation? »

Éducation Universelle

  • Fournir à tous les adolescents de multiples exemplaires de ressources à conserver ou à distribuer à leurs amis. Consultez PREVNet pour trouver des ressources d’éducation canadiennes qui peuvent être téléchargées et diffusées gratuitement, en français et en anglais.
  • À mesure que la relation se construit, s’assurer que le jeune sait que vous êtes une personne à qui il peut se confier en toute sécurité.

« De nombreuses relations intimes sont de magnifiques expériences. Toutefois, certains patients me confient que, pendant leur relation, ils vivent des situations qui les mettent mal à l’aise ou même qui les effraient. Je parle des relations avec tous mes patients parce qu’elles peuvent avoir des conséquences sur leur santé. Je fournis aussi de l’information sur le sujet, parce qu’il se peut que toi ou quelqu’un que tu connais en ait besoin. Je veux que tu saches que tu te trouves dans un lieu sécuritaire, où les jeunes peuvent parler des questions qui les préoccupent. » [Transmettre des ressources d’éducation pour les patients.]

Soutien

  • La divulgation n’est pas l’objectif, mais peut se produire.
  • Le rôle du prestataire de soins en cas de divulgation consiste à orienter le jeune avec bienveillance vers des ressources sur la VRIA.
  • En cas d’incertitude quant à l’obligation de signaler la situation aux services de protection de l’enfance, consulter les autorités locales de protection de l’enfance.
  • En cas de crainte de trafic sexuel dans le cadre de VRIA (c’est-à-dire qu’un partenaire restreindrait ou contrôlerait les mouvements du patient dans un contexte d’exploitation sexuelle), prendre contact avec la Ligne d’urgence canadienne contre la traite de personnes pour parler de la situation en toute confidentialité.

« Je te remercie de me faire confiance. Les relations peuvent être compliquées, et je suis désolé(e) de ce que tu vis. Ce que tu me racontes n’est pas acceptable, et ça m’inquiète pour ta sécurité et ta santé. J’aimerais te mettre en contact avec [nom]/[site Web], qui pourra te proposer des ressources que d’autres jeunes comme toi ont trouvées utiles. »

Conseil : S’il est nécessaire d’obtenir de l’information plus détaillée, utiliser des questions comportementales pour qu’elles soient claires (p. ex., « Est-ce que ton partenaire se fâche quand tu passes du temps avec d’autres personnes? » plutôt que « Est-ce que tu vis de l’abus dans ta relation? »[18]).

VRIA violence dans les relations intimes à l’adolescence

Information tirée des références[12][13][18][19]

Les soupçons et la divulgation de violence dans les relations intimes à l’adolescence

Une approche structurée pour répondre aux divulgations de VRIA devrait être mise en place avant d’adopter l’approche CUES[12][13][20]. Elle consiste à connaître les ressources disponibles (ou non) dans la région, telles que les services locaux de prévention de la violence et les services de santé mentale pour faciliter une orientation bienveillante, de même que les ressources appropriées en ligne. Les notes au dossier après la divulgation doivent s’attarder sur les comportements observés et les expériences déclarées par les jeunes plutôt que sur les étiquettes (p. ex., « victime », « perpétrateur »), afin d’éviter l’ostracisme et les biais potentiels lors de futurs soins. Comme c’est le cas lors de toute discussion délicate, les prestataires de soins doivent maintenir une attitude ouverte et dépourvue de jugement et limiter leurs questions de suivi à celles qui sont directement reliées aux soins du jeune.

Puisque la VRIA recoupe souvent d’autres préoccupations courantes en matière de santé à l’adolescence (p. ex., l’abus de substances psychoactives), il faut l’inclure dans le diagnostic différentiel lors de l’évaluation d’un tableau clinique connexe, tel que des symptômes somatiques inexpliqués ou des demandes fréquentes de tests de grossesse ou de tests de dépistage d’infections transmissibles sexuellement[12][21]. Dans de telles situations, les prestataires de soins peuvent offrir des stratégies de réduction des méfaits sous forme de brefs conseils et proposer des ressources communautaires appropriées. Les échanges sur la réduction des méfaits doivent reposer sur la collaboration, tenir compte des traumatismes et de la violence et être axés sur les jeunes, car ce sont généralement eux qui comprennent le mieux la dynamique de leurs propres relations. Pour en savoir plus, consulter le document de principes de la SCP sur la réduction des méfaits.

Sommaire

La VRIA est un problème prévalent qui a des conséquences délétères pour la santé immédiate et à long terme. Les prestataires de soins devraient intégrer l’approche CUES à l’histoire sociale pour parler de VRIA et de relations saines avec tous leurs jeunes patients. Ils devraient adopter une approche structurée de la divulgation de VRIA avant d’utiliser l’approche CUES, et connaître des ressources locales ou en ligne pour soutenir les jeunes.

Ressources sur des relations saines à l’adolescence

Des ressources canadiennes à jour (en français et en anglais) destinées aux prestataires de soins aux adolescents, y compris deux ressources d’éducation pour les patients, sont disponibles dans PREVNet et peuvent être téléchargées et diffusées directement aux jeunes, sans frais.

Remerciements

Le comité directeur de la section de la prévention de la maltraitance d’enfants et d’adolescents, le comité de la pédiatrie communautaire et le comité de la santé mentale et des troubles du développement de la Société canadienne de pédiatrie ont révisé le présent point de pratique.

COMITÉ DE LA SANTÉ DE L’ADOLESCENT DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PÉDIATRIE (2025-2026)

Membres : Megan Harrison MD (présidente), Ayaz Ramji MD (représentant du conseil), Ellie Vyver MD (présidente sortante), Alene Toulany MD, Ashley Vandermorris MD M. Sc., Amy Robinson MD, Chris Kobylka-Pang MD (membre résident)
Représentante : Allison Rodrigues MD (section de la santé de l’adolescent de la SCP)
Autrices principales : Allison Rodrigues MD, Deinera Exner-Cortens Ph. D. MSP, Ruchi Vijh M. Sc. MSP, Amy Robinson MD, Alene Toulany MD, Ashley Vandermorris M. Sc. MD, Megan Harrison MD

Financement

Aucun financement n’a été accordé pour la préparation du présent manuscrit.

Conflits d’intérêts potentiels

La docteure Deinera Exner-Cortens déclare avoir reçu des subventions ou du financement des organisations suivantes pour réaliser des études cliniques : Agence de la santé publique du Canada, Instituts de recherche en santé du Canada, gouvernement de l’Alberta, Conseil de recherches en sciences humaines, Silver Gummy Foundation, National Center for Education Research et ministère de l’Éducation de l’Ontario. Madame Ruchi Vijh déclare avoir reçu une bourse d’études supérieures de l’Alberta Children’s Hospital Research Institute. Les autres autrices n’ont aucuns conflits d’intérêts à déclarer. Elles ont toutes remis le formulaire de divulgation des conflits d’intérêts potentiels de l’International Committee of Medical Journal Editors.

Références

  1. Craig W, Farrell A, Lambe L et coll. Relations avec la famille, les camarades et les enseignants : facteurs de protection contre la violence en contexte amoureux chez les adolescents – Conclusions de l’enquête de 2022 sur les comportements de santé des jeunes d’âge scolaire. Agence de la santé publique du Canada. Le 30 avril 2025 (consulté le 21 juillet 2026).
  2. Campo-Tena L, Larmour SR, Pereda N, Eisner MP. Longitudinal associations between adolescent dating violence victimization and adverse outcomes: A systematic review. Trauma Violence Abuse 2024;25(2):1265-77. doi : 10.1177/15248380231174504
  3. Piolanti A, Waller F, Schmid IE, Foran HM. Long-term adverse outcomes associated with teen dating violence: A systematic review. Pediatrics 2023;151(6):e2022059654. doi : 10.1542/peds.2022-059654
  4. Cavaletto A, Reed LA, Lawler SM et coll. “Healthy relationships”: A scoping review of definitions, components, and measures of healthy dating relationships among teens and young adults. Trauma Violence Abuse 2026;27(3):757-74. doi : 10.1177/15248380251325202
  5. Exner-Cortens D, Sharma S, Craig W. Research on law and policy to prevent teen dating violence: Scoping review. Trauma Violence Abuse 2025;27(3):690–703. doi : 10.1177/15248380251320994
  6. Stonard KE. The prevalence and overlap of technology-assisted and offline adolescent dating violence. Curr Psychol 2021;40(3):1056–70. doi : 10.1007/s12144-018-0023-4
  7. Exner-Cortens D, Kalwani N, Crooks CV. Teen dating violence: Current research, gaps, and controversies. In: Renzetti CM, Bergen R, éd. Gendered Violence in Families: New Directions. Solana Beach, CA: Cognella; 2025.
  8. Exner-Cortens D, Baker E, Craig W. Canadian adolescents’ experiences of dating violence: Associations with social power imbalances. J Interpers Violence 2023;38(1–2):NP1762-86. doi : 10.1177/08862605221092072
  9. Zweig JM, Yahner J, Dank M, Lachman P. Can Johnson’s typology of adult partner violence apply to teen dating violence? J Marriage Fam 2014;76(4):808-25. doi : 10.1111/jomf.12121
  10. Claussen C, Matejko E, Exner-Cortens D. Exploring risk and protective factors for adolescent dating violence across the social-ecological model: A systematic scoping review of reviews. Front Psychiatry 2022;13:933433. doi : 10.3389/fpsyt.2022.933433
  11. Miller E, Decker MR, Raj A et coll. Intimate partner violence and health-care seeking patterns among female users of urban adolescent clinics. Matern Child Health J 2010;14(6):910-7. doi : 10.1007/s10995-009-0520-z
  12. Miller E. Prevention of and interventions for dating and sexual violence in adolescence. Pediatr Clin North Am 2017;64(2):423-34. doi : 10.1016.j.pcl.2016.11.010
  13. Ragavan MI, Barral RL, Randell KA. Addressing adolescent relationship abuse in the context of reproductive health care. Semin Reprod Med 2022;40(1–02):146-54. doi : 10.1055/s-0041/1741519
  14. Sieving RE, McRee AL, Mehus C et coll. Sexual and reproductive health discussions during preventive visits. Pediatric 2021;148(2):e2020049411. doi : 10.1542/peds.2020-049411
  15. Ginsburg KR. The SSHADESS Screen: A Strength-Based Psychosocial Assessment. In: Ginsberg KR, Kinsman SB, éd. Reaching Teens: Strength-based Communication Strategies to Build Resilence and Support Healthy Adolescent Development. Elk Grove Village, IL: American Academy of Pediatrics; 2014.
  16. Miller E, Goldstein S, McCauley HL et coll. A school health center intervention for abusive adolescent relationships: A cluster RCT. Pediatrics 2015;135(1):76–85. doi : 10.1542/peds.2014-2471
  17. Ragavan MI, Culyba AJ, Muhammad FL, Miller E. Supporting adolescents and young adults exposed to or experiencing violence during the COVID-19 pandemic. J Adolesc Health 2020;67(1):18–20. doi : 10.1016/j.jadohealth.2020.04.011
  18. Kulkarni SJ, Lewis CM, Rhodes DM. Clinical challenges in addressing intimate partner violence (IPV) with pregnant and parenting adolescents. J Family Violence 2011;26(8):565-74. doi : 10.1007/s10896-011-9393-1
  19. National Health Resource Center on Domestic Violence/IPV Health. CUES: An evidence-based intervention to address domestic and sexual violence in health settings. Février 2025 (consulté le 21 juillet 2026).
  20. Finkelhor D. Screening for adverse childhood experiences (ACEs): Cautions and suggestions. Child Abuse Negl 2018;85:174-9. doi : 10.1016/j.chiabu.2017.07.016
  21. Cutter-Wilson E, Richmond T. Understanding teen dating violence: Practical screening and intervention strategies for pediatric and adolescent healthcare providers. Curr Opin Pediatr 2011;23(4):379-83. doi : 10.1087/MOP.0b013e32834875d5

Avertissement : Les recommandations du présent document de principes ne constituent pas une démarche ou un mode de traitement exclusif. Des variations tenant compte de la situation du patient peuvent se révéler pertinentes. Les adresses Internet sont à jour au moment de la publication.