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La Société canadienne de pédiatrie exhorte les médecins à demander aux adolescents s’ils sont exposés à la violence dans les relations intimes

le 5 novembre 2026

OTTAWA – Au Canada, un adolescent sur trois vit de la violence dans les relations intimes, ce qui a incité la Société canadienne de pédiatrie (SCP) à réitérer ses efforts pour informer les prestataires de soins de la manière de dépister la violence dans les relations.

 

Un nouveau point de pratique de la SCP souligne que la violence dans les relations intimes à l’adolescence est une menace pour la santé publique qui a des conséquences négatives à court et à long terme sur la santé. Elle recommande que les prestataires de soins parlent systématiquement de relations saines avec les jeunes.

 

« La normalisation de ces échanges contribue à renforcer la confiance avec les patientes et patients adolescents et à transmettre des connaissances aux jeunes et à leurs proches, explique la docteure Megan Harrison, présidente du comité de la santé de l’adolescent de la SCP. Ces conversations ne visent pas la divulgation, mais la création d’un environnement sécuritaire dans lequel les adolescents se sentent à l’aise de parler de violence, que ce soit immédiatement ou plus tard. »

 

La violence dans les relations intimes englobe les agressions physiques, sexuelles, psychologiques ou facilitées par les technologies, ainsi que la traque. Des taux démesurés de violences dans les relations intimes sont déclarés dans les groupes marginalisés sur le plan social, y compris les jeunes de diverses identités de genre, les jeunes en situation de handicap et les jeunes en foyer d’accueil.

 

Les prestataires de soins peuvent utiliser le cadre « CUES », selon l’acronyme anglais, pour parler de violence dans les relations intimes et de relations saines avec leurs patients adolescents :

 

  •  Confidentialité : parler à l’adolescent seul pendant une partie de chaque rendez-vous et lui expliquer les limites de la confidentialité.
  •  Éducation universelle : Normaliser les conversations sur les relations saines et malsaines avec tous les patients pour s’assurer qu’ils savent que le prestataire de soins est une personne à qui ils peuvent se confier en toute sécurité.
  • Soutien : En cas de divulgation, orienter le jeune vers des ressources communautaires.

 

Puisque la violence assistée par les technologies est de plus en plus prévalente dans les relations modernes, les prestataires de soins doivent également tenir compte de la confidentialité numérique.

 

« Dans une relation violente, les partenaires peuvent facilement surveiller les activités en ligne, affirme la docteure Harrison. Avant de lui remettre des ressources numériques, par exemple, demandez à l’adolescent s’il préfère recevoir des copies papier. »

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Mise à jour : le 4 novembre 2026