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Des préjudices croissants chez les jeunes Canadiens : les résultats du PCSP mettent en lumière les traumatismes causés par les trottinettes électriques, de même que les liens entre la toxicité des dro

le 13 août 2026

OTTAWA – Le Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP) a publié ses Résultats 2025, qui décrivent les conclusions d’études et de sondages de surveillance nationaux sur des affections rares et des préoccupations émergentes importantes pour la santé publique, qui touchent les enfants et les adolescents du Canada.

Tirés de rapports soumis par environ 2 700 pédiatres et pédiatres surspécialisés du pays, les Résultats 2025 du PCSP portent sur un vaste éventail de problèmes de santé appréciables en pédiatrie. Les exemples suivants font état de deux études d’actualité sur les blessures graves et les décès liés aux trottinettes et aux vélos électriques, ainsi que sur les préjudices au potentiel mortel attribuables aux drogues illégales ou aux médicaments utilisés à des fins non médicales chez les adolescents du Canada.

Un sondage révèle des blessures graves et des décès attribuables aux trottinettes et aux vélos électriques dans la population pédiatrique

Un sondage ponctuel a révélé un nombre important de blessures graves et de décès découlant de l’utilisation d’appareils de transport personnel motorisés, ce qui inclut les trottinettes et les vélos électriques. En 2025, 57 cas ont été signalés, y compris dix décès, 12 hospitalisations en soins intensifs et 26 hospitalisations prolongées.

« Ce sondage national dévoile certaines des premières données pédiatriques canadiennes qui démontrent l’association entre, d’une part, les appareils de transport personnel motorisés, notamment les trottinettes électriques, et d’autre part, les décès et une morbidité marquée. Puisqu’il s’agit de tendances récentes, ces résultats constituent probablement une sous-représentation des véritables cas et confirment l’importance de demeurer vigilants et de continuer de préconiser une utilisation plus sécuritaire de ces engins », affirme le docteur Daniel Rosenfield, président du comité de prévention des blessures de la Société canadienne de pédiatrie et chercheur au sein du sondage.

Le sondage a révélé les éléments suivants :

  • Les traumatismes crâniens étaient les blessures les plus fréquentes; ils représentaient 47 % de tous les cas, et la neurochirurgie était l’intervention chirurgicale la plus fréquente.
  • La plupart des cas étaient survenus en trottinette électrique sur une route, le trottoir ou un sentier à des fins récréatives, généralement par un seul conducteur qui ne portait pas de casque et n’était pas supervisé par un adulte.

Les résultats soulignent le besoin criant de politiques et règlements standardisés. Conjointement avec les réformes en matière de règlementation, il faut porter une attention particulière à l’éducation publique pour faire connaître les risques, les exigences juridiques et les pratiques de sécurité essentielles, telles que le port du casque et les limites d’âge.

Les troubles de santé mentale fréquents chez les jeunes qui éprouvent de graves événements de toxicité liés aux drogues

Selon des données de surveillance préliminaires de l’une des études pluriannuelles en cours, des cooccurrences symptomatologiques sont observées en santé mentale chez les jeunes aux prises avec de graves méfaits liés aux substances psychoactives. Les surdoses découlant de la toxicité des drogues demeurent la principale cause de décès chez les adolescents de la Colombie-Britannique et continuent de constituer une crise de santé publique au pays.

Les principales observations de l’étude s’établissent comme suit:

  • Chaque patient qui respectait la définition de cas a obtenu un diagnostic d’au moins un trouble de santé mentale concomitant, et 64 % présentaient de multiples troubles de santé mentale, notamment les troubles de l’humeur, les troubles anxieux et les troubles de déficit de l’attention/hyperactivité.
  • Chez tous les patients qui ont été soumis à un dépistage des drogues, le fentanyl ou d’autres opioïdes puissants ont été détectés; la présence d’amphétamines et de THC a été relevée dans près de la moitié des résultats de dépistage positifs.
  • L’exposition à plusieurs substances psychoactives a été constatée chez 64 % des patients, dont 71 % ont eu besoin d’une réanimation immédiate à l’aide de naloxone et 86 %, d’une hospitalisation.

« Cette étude en est encore à ses débuts, mais les forts taux de troubles de santé mentale et d’utilisation de plusieurs substances attestent d’un risque élevé pour la vie des jeunes, explique le docteur Nicholas Chadi, l’un des investigateurs principaux de l’étude. Nous souhaitons amasser les données nécessaires pour concevoir des interventions efficaces afin de réduire les méfaits et de sauver des vies. »

Autres faits saillants des Résultats 2025 du PCSP

  • Événements indésirables liés aux soins virtuels : Le rapport définitif d’une étude de deux ans sur les soins virtuels en pédiatrie a établi que les événements indésirables (tels qu’un diagnostic tardif ou erroné à cause de l’absence d’examen physique) demeurent relativement rares, ce qui appuie la poursuite des soins virtuels, assortis de directives claires en matière de sécurité.
  • Événements graves et au potentiel mortel associés à la consommation de cannabis : Cette étude pluriannuelle continue de répertorier des taux élevés d’intoxication non intentionnelle par le cannabis chez les jeunes enfants. Ainsi, 69 % des événements étaient causés par une ingestion non intentionnelle chez les enfants, dont 79 % étaient âgés de moins de cinq ans, ce qui représentait plus de 50 % de tous les cas déclarés. Ces données font ressortir l’importance de l’éducation publique continue auprès des parents afin qu’ils verrouillent ces substances lorsqu’elles ne sont pas en usage.

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Mise à jour : le 13 août 2026